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Il
est touchant de voir un artiste peintre, venu d'ailleurs, rejoindre
le camp de tous les fans de la splendeur de la Tunisie.
Polbé, plasticien français, qui est tombé sous
le charme de certains paysages de notre pays, ne s'est pas retenu
d'exprimer, à sa façon artistique, ses émotions.
En témoigne son exposition à l'espace Caliga.
Lors
du vernissage, qui a eu lieu vendredi dernier, Polbé, ému
et enthousiasmé, n'a pas cessé de nous souligner qu'il
avait succombé devant l'attrait des scènes populaires
de la vie quotidienne et autant des paysages particuliers et propres
aux régions, qu'il a visitées, loin des fureurs par
lui vécues sur ses propres bases occidentales.
Cet artiste est le tout dernier ensorcelé par une série
de beautés sahariennes. Beautés qui ont fait le thème
du bonheur prolongé, prononcé par ses inspirations.
Ceci sans oublier les multiplies interprétations, narrant la
sublimation et la douceur de Kairouan.
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De
Tozeur à Kairouan, Polbé a mémorisé
et pris des notes pour ne pas oublier les couleurs de certaines
références, afin de céder à un désir
qu'il a habité, en le figeant dans ses visions sur ses tableaux.
Seul moyen d'attiser et d'assouvir ses inspirations.
Ses portraits sont dessinés sous forme de fenêtres,
ouvertes, posées sur des toiles en matière brute.
Une technique choisie pour délibérer une ouverture
visionnaire sur un monde qui reste, pour lui, impressionnant et
mystérieux.
Le peintre montre son goût pour l'intimité offerte
par la tente des nomades et la beauté du Sahara, dans le
silence et la quiétude.
Des mémorisations aussi, pour des images retenues par les
yeux et le regard du coeur d'un artiste, qui a été
saisi par la sagesse des sudistes, qui vivent dans les palmeraies,
avec, en supplément, cet artisanat voué au tapis,
entre deux regards portés sur les marabouts de Kairouan,
aux murs blanchis à la chaux.
Le peintre français Polbé propose un espace fait d'ondes
et d'harmonies, qui résonnent profondément en nous.
L. A.
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